EREM Service
Protocole désinfection
Dossiers Volailles
Dossiers Porcs
Dossiers ruminants
Principales maladies Porcs
Tableau des coûts
Protocole désinfection
Dossier sur l’importance de la qualité sanitaire en production animale en prenant en compte les éléments suivants et dans l’ordre :  
Le lavage des locaux.
L’entretient des conduites d’alimentation et d’eau.

La désinfection des locaux et du matériel.

La désinfection de la machine à soupe, distribution à sec.
L’entretient des silos d’aliments.

Le transport des animaux.
L’entrée des animaux.
L’accès des personnes et l’entretient des extérieurs.

A l’heure  ou les risques sanitaires et alimentaires sont les points décisifs quant au rendement d’une exploitation, il convient de pratiquer un système très strict qui tient compte de tous les points mentionnés ci-dessus, de les mettre en pratique non pas une fois de temps en temps pour se donner bonne conscience, mais de

Suivre ce protocole à chaque série d’animaux.


Le protocole EREM Service est très au point, utilisé depuis des années par des éleveurs et engraisseurs, testé aussi par le SSP.

Une politique sécurisante «  alimentaire «, par le biais des services techniques des fabricants d’aliment, ne suffit pas à elle seule à résoudre tous les problèmes liés aux élevages, c’est pourquoi vous avez besoin d’un apport extérieur en qualité d’aide technique de haut niveau, pour la mise en place de certaines démarches sanitaires qui feront la différence sur le rendement de votre exploitation.

Il est vrai que le client satisfait ne fait jamais la remarque : c’est la faute à l’aliment. (Sic)


LE LAVAGE DES LOCAUX :
Le nettoyage des locaux doit être considéré comme une opération très importante. De la qualité du nettoyage dépend la réussite finale. L’opération consiste à éliminer le biofilm bactérien qui se trouve sur tout élément.

                               
BIOFILM ? Qu’est-ce que c’est ?
Communauté bactérienne qui adhère à une surface au sein d’une matrice composée de polymères exo cellulaires. Problème universel : 0,005 % des bactéries vivent en surface.
Processus inévitable en présence de surfaces humides et à plus forte raison en présence de matières organique.


Les colonies bactériennes créent leur propre micro habitat en adhérant aux surfaces et en se recouvrant d’une couche protectrice visqueuse composée de molécules appelées biofilm matriciel. Les bactéries des biofilms se présentent souvent en colonies, formant des amalgames de différentes espèces et coopérant sur le plan physiologique.

Dans tous les systèmes, les biofilms sont présents.

La répétition de ces apports sur les murs, plafonds, sols, poutres, piliers, éléments de séparation, etc... va entraîner la création d’un biofilm sur l’ensemble de ces surfaces. Celui-ci constitue une réserve bactérienne enfouie dans une gangue muqueuse de glycoprotéines et qui, suivant sa charge en cellules et les conditions d’ambiance, re larguera périodiquement certains microorganismes. Cette couche muqueuse protège les bactéries de l’action des désinfectants en s’opposant à leur pénétration dans la profondeur du biofilm.

De cela répond le besoin d’utiliser un détergent capable de briser ce biofilm.

En partenariat avec de grands fabricants, EREM Service a su mettre au point des détergents spécifiques  pour chaque utilisation.


AU TRAVAIL

A)         Prélaver et humidifier les sols, plafonds, tout le matériel contenu dans la salle. Le plus gros des matières organiques doivent être éliminées aussi sous les caillebotis, soit au moyen d’une lance incendie ou manuellement (brouette dans les cas les plus graves). Il est impressionnant de constater la quantité de sable et de débris divers contenus sous les caillebotis. Cette opération doit se renouveler 2 à 3 fois par année. Dans le cas de tapis caoutchouc, (bovins) il faut impérativement les retourner. Pour les poulaillers, on veillera à racler le sol du mieux possible avant  d’humidifier les surfaces.

B)          Tenir compte des éléments fixés au sol comme par exemple les auges.

C)          Les filtres des ventilations doivent êtres démontés et lavés au minimum une fois par année.

D)         Procédez à l’application du détergent sur toutes les surfaces, y compris les barrières, plafonds, fenêtres, portes, ventilations, etc. Veillez à ne pas exagérer vos possibilités du temps de travail, il est important que les surfaces passées au détergent ne sèchent pas. !!!!!!


L’opération de lavage est la plus longue et la plus pénible, mais elle est déterminante.


L’activité détergente correspond à 3 phases :

A    Mouillage de la salissure et de son support.

B      Rupture des liaisons souillures support.

C      Dispersion par saponification, hydrolyse et dissolutions des salissures.

L’utilisation d’un détergent permet l’élimination de 90 % de la flore bactérienne présente sur les surfaces.

 

En conclusion :     L’élimination efficace d’un biofilm ne peut se réaliser qu’avec l’action d’un détergent.

Illustration représentant des Polysaccharides colonisant une surface.

 
 




L’ENTRETIENT DES CONDUITES D’ALIMENTATIONS,  ALIMENTS ET EAU.

Dans les conduites d’alimentation en eau, aliment sec, soupe, les bacs réservoirs, il se forme aussi un biofilm. Ce biofilm est composé de bactéries et de tartre qu’il convient aussi d’éliminer.
Concernant les conduites d’affouragement soupe et aliment sec, démontez ce qui peut l’être, trempez les éléments dans un bac contenant une solution de INO CLEAN à 3 %. Laissez agir 20 minutes, passez-les au karcher et rincez.

ROTOCOLE

INTERÊT

MODE D’EMPLOI

APPLICATION

 NETTOYAGE DES CONDUITES

D’EAU

Evite le dépôt et le relargage bactérien.

UNIPRED

En solution à 2 %

2 litres d’eau.

laisser agir 4 heures et rincer.

 NETTOYAGE DES CONDUITES

D’AFFOURAGEMENT

Réduire les risques d’entérotoxémies et d’avortement.

INO CLEAN

3 à 4 fois / année

1 lt / 100 litres de tuyauterie.




LA DESINFECTION DES LOCAUX ET DU MATERIEL

QUELQUES NOTIONS :

La résistance des bactéries aux antiseptiques et aux désinfectants : intrinsèque ou naturelle ?

La résistance microbienne intrinsèque ou naturelle est prévisible. Elle est une caractéristique innée et stable des espèces ou groupe microbien vis-à-vis d’un agent inhibiteur précis. Elle permet de définir le spectre d’activité des antimicrobiens. Celui des antiseptiques et des désinfectants est généralement large (tableau A).  La résistance naturelle est différente de la résistance acquise qui est due à une modification génétique brutale et imprévisible survenant sur une souche ou quelques souches d’une population microbienne

Chez les bactéries, le site d’action majeur des antiseptiques et des désinfectants est la membrane cytoplasmique sur laquelle ils agissent de la même façon quel que soit le type de bactérie (fig 1). A leur contact, elles sont altérées ou détruites, ce qui a pour conséquence la perte par la cellule de ses composants vitaux. Par ailleurs les nombreuses enzymes membranaires sont inactivées et les métabolismes qui leur sont liés sont inhibés, en particulier leur métabolisme respiratoire. Ces effets sont le plus souvent létaux mais leur intensité dépend de la concentration du produit


Tableau

Antiseptiques/ désinfectants

Gram +

Gram -

Mycobactéries

Spores

Bactériennes

Levures ou

Champignons

virus

Alcool à 70 °

++ *

++

++

+

+

+

Aldéhydes

+++

+++

++

+

+++

++

Ammonium quartenaires

+++

+

0

0

+

+

Carbanilides

+

0

 

 

0

 

Chlorexidine

+++

++

0

0

+

+

Chlore

+++

+++

++

++

++

++

Hexachlorophène

+++

+

0

0

+

0

Iode

+++

 

++

++

++

++

Dérivés mercuriels

++

++

0

0

+

+

Phénoliques                         Activité variable selon les composés

* activité létale      +++ forte        ++ moyenne             + faible           0 nulle

Fig. 1

Structure de la paroi des bactéries à Gram + ( A )
A

peptidoglycane                                                               

membrane cytoplasmique                                            

 

et des bactéries à Gram – ( B )
B

membrane externe

peptidoglycane                                                                 

membrane  cytoplasmique                                              


LES FAMILLES DE DESINFECTANTS.

 

Les dérivés de la guanidine  (biguanine : chlorexidine)
Bonne compatibilité avec les matériaux. Absence de toxicité et d’odeur. Efficacité bactéricide, fongicide et virucide partielle. Désinfectant de choix pour utilisation en synergie avec d’autres familles chimiques

Les alcools

Activité bactéricide, fongique et virucide partielle. Les solutions alcooliques peuvent être contaminées par des germes sporulés.

Les minéraux

La soude :
faiblement virucide, elle est par ailleurs très corrosive et dangereuse lors de son emploi et présente un détitrage rapide et une diminution de sa causticité du fait de sa décomposition au contact de l’air avec formation de carbonates. Son activité est liée à ses propriétés de solubilisation, hydrolyse et saponification. Elle ne possède pas d’activité détergente ou séquestrantes. La soude doit plus être utilisée comme agent nettoyant que comme désinfectant.

La chaux vive : ou oxyde de calcium souvent utilisée en épandage aux abords des bâtiments ou en désinfection des cadavres après abattage sanitaire  pour en retarder la putréfaction, son efficacité est très contestée. Mélangée à l’eau, elle devient le lait de chaux qui présente des propriétés biocides sur certains virus et bactéries, peu actif sur le virus de la fièvre aphteuse.

Le chlorure de chaux : poudre comportant certains composés de calcium et de chlore. Il possède une activité très générale avec un spectre restreint et peu spécifique.

Les dérivés halogénés   dérivés chlorés et iodés.

L’hypochlorite de sodium :
eau de javel, soluté de Dakin. Bactéricide, fongicide, virucide, compatible avec la plupart des détergents. Sa décomposition rapide, sa photosensibilité, sa sensibilité aux matières organiques et au pH et sa forte action corrosive sur de nombreux métaux en limitent l’usage. 
Les dérivés iodés : efficacité réduite en milieu alcalin, en présence de fortes concentrations de matières organiques et d’eau dure. L’iode et ses dérivés (iodosphores) ont un spectre très large, très actif sur les bactéries et virus (même sporulés).

Dérivés phénoliques    bactéricides, fongicides, pouvoir virucide faible, spécialement sur les virus nus (Gumboro). Actifs uniquement dans une gamme étroite de pH (5 <pH<7). La solubilité dans l’eau est très faible en milieu alcalin. Toxiques par leur volatilité : inhalation et passage transcutané avec accumulation tissulaire (tissus adipeux). La toxicité des phénols s’explique par la formation d’intermédiaires radicalaires (dérivés phénoxy, semiquinone) toxiques notamment au niveau médullaire (aplasie), cutanée et nerveuse.

Possibilité également de pouvoir génotoxique sur les bactéries et virus (pouvoir mutagène), pouvant être à l’origine de résistances.

Dérivés aldéhydiques 

Le formol :   spectre large, peu coûteux, peu agressif pour les tissus, virucide, il est en revanche peu pénétrant et son action est lente.

La fumigation est active contre la plupart des virus et bactéries dont les mycobactéries, lorsque la température est supérieure à 13 °C et en présence d’humidité relative de plus de 70 %. Une pulvérisation à l’eau chaude est nécessaire pour réunir ces conditions.

 

 Le glutaraldéhyde : spectre large (sporicide), mais non bactéricide en pH acide, agressif pour les tissus vivants et ses solutions s’inactivent rapidement. Activité lente (4 à 8 heures en solution à 3 % 8 à 10 heures en fumigation). Corrosifs, irritants et dangereux. Il faut une humidité de 80 % et une température d’au moins 20 °C dans les locaux traités. Inactivés par la présence de matières organiques.

 

Les ammoniums quaternaires et tensioactifs:

Tensio actifs cationiques : ammoniums quaternaires : charge globale +

Tensio actifs anioniques : dodécylbenzène : charge globale –

Tensio actifs amphotères : glycol, PEG, SPANS, TWEENS : charge globale neutre

Cibles

Gram + / Gram -

Spores

Myco bactéries

Virus

Fongi

TA +

++ / +

+

0

0

+

TA -

++ / 0

0

0

0

+

TA + -

++ / --

0

+ / -

+ / -

+

 













Ce sont des agents mouillants ou tensioactifs ou encore surfactifs. Ces molécules sont hydrophiles et hydrophobes (bipolaires). Elles diminuent la tension d’interface entre une molécule de soluté et un solvant en formant des micelles entourant complètement les particules non polaires et permettant ainsi leur solubilisation. D’où leurs propriétés mouilla
ntes, émulsifiantes et dispersantes et leur utilisation comme détergents et agents mouillants. L’activité bactéricide ne se révèle qu’au long terme, et surtout en milieu alcalin. Diminuée en présence de matières organiques. Les A4 sont surtout bactériostatiques. Ils sont peu irritants pour la peau et les muqueuses. Peu toxiques.


Comparaison tirée d’une étude allemande (DVGH) publiée en juin 1987 sur les temps de contacts de différentes marques de désinfectants.

Dossier sur l’importance de la qualité sanitaire en production animale en prenant en compte les éléments suivants et dans l’ordre :  

Le lavage des locaux.
L’entretient des conduites d’alimentation et d’eau.

La désinfection des locaux et du matériel.

La désinfection de la machine à soupe, distribution à sec.
L’entretient des silos d’aliments.

Le transport des animaux.
L’entrée des animaux.
L’accès des personnes et l’entretient des extérieurs.

A l’heure  ou les risques sanitaires et alimentaires sont les points décisifs quant au rendement d’une exploitation, il convient de pratiquer un système très strict qui tient compte de tous les points mentionnés ci-dessus, de les mettre en pratique non pas une fois de temps en temps pour se donner bonne conscience, mais de

Suivre un protocole reconnu à chaque série d'animaux.


Le protocole EREM Service est très au point, utilisé depuis des années par des éleveurs et engraisseurs, testé aussi par le SSP.
Une politique sécurisante «  alimentaire «, par le biais des services techniques des fabricants d’aliment, ne suffit pas à elle seule à résoudre tous les problèmes liés aux élevages, c’est pourquoi vous avez besoin d’un apport extérieur en qualité d’aide technique de haut niveau, pour la mise en place de certaines démarches sanitaires qui feront la différence sur le rendement de votre exploitation.

Il est vrai que le client satisfait ne fait jamais la remarque : c’est la faute à l’aliment. (Sic)


LE LAVAGE DES LOCAUX :


Le nettoyage des locaux doit être considéré comme une opération très importante. De la qualité du nettoyage dépend la réussite finale. L’opération consiste à éliminer le biofilm bactérien qui se trouve sur tout élément.

BIOFILM ? Qu’est-ce que c’est ?
Communauté bactérienne qui adhère à une surface au sein d’une matrice composée de polymères exo cellulaires.

Problème universel : 0,005 % des bactéries vivent en surface !!!
Processus inévitable en présence de surfaces humides et à plus forte raison en présence de matières organique. Les colonies bactériennes créent leur propre micro habitat en adhérant aux surfaces et en se recouvrant d’une couche protectrice visqueuse composée de molécules appelées biofilm matriciel. Les bactéries des biofilms se présentent souvent en colonies, formant des amalgames de différentes espèces et coopérant sur le plan physiologique. Dans tous les systèmes, les biofilms sont présents.
La répétition de ces apports sur les murs, plafonds, sols, poutres, piliers, éléments de séparation, etc... va entraîner la création d’un biofilm sur l’ensemble de ces surfaces. Celui-ci constitue une réserve bactérienne enfouie dans une gangue muqueuse de glycoprotéines et qui, suivant sa charge en cellules et les conditions d’ambiance, re larguera périodiquement certains microorganismes. Cette couche muqueuse protège les bactéries de l’action des désinfectants en s’opposant à leur pénétration dans la profondeur du biofilm.

De cela répond le besoin d’utiliser un détergent capable de briser ce biofilm.
En partenariat avec de grands fabricants, EREM Service a su mettre au point des détergents spécifiques  pour chaque utilisation.


AU TRAVAIL

A)  Prélaver et humidifier les sols, plafonds, tout le matériel contenu dans la salle. Le plus gros des matières organiques doivent être éliminées aussi sous les caillebotis, soit au moyen d’une lance incendie ou manuellement (brouette dans les cas les plus graves). Il est impressionnant de constater la quantité de sable et de débris divers contenus sous les caillebotis. Cette opération doit se renouveler 2 à 3 fois par année. Dans le cas de tapis caoutchouc, (bovins) il faut impérativement les retourner. Pour les poulaillers, on veillera à racler le sol du mieux possible avant  d’humidifier les surfaces.
B) 
Tenir compte des éléments fixés au sol comme par exemple les auges.

C)  Les filtres des ventilations doivent êtres démontés et lavés au minimum une fois par année.
D)  Procédez à l’application du détergent sur toutes les surfaces, y compris les barrières, plafonds, fenêtres, portes, ventilations, etc.

Veillez à ne pas exagérer vos possibilités du temps de travail, il est important que les surfaces passées au détergent ne sèchent pas. !!!!!!

L’opération de lavage est la plus longue et la plus pénible, mais elle est déterminante.

L’activité détergente correspond à 3 phases :

A    Mouillage de la salissure et de son support.

B    Rupture des liaisons souillures support.

C    Dispersion par saponification, hydrolyse et dissolutions des salissures.

L’utilisation d’un détergent permet l’élimination de 90 % de la flore bactérienne présente sur les surfaces.

En conclusion :     L’élimination efficace d’un biofilm ne peut se réaliser qu’avec l’action d’un détergent.


Illustration représentant des Polysaccharides colonisant une surface.


 

 

 ? DESINFECTION ?

QUELQUES NOTIONS :

La résistance des bactéries aux antiseptiques et aux désinfectants : intrinsèque ou naturelle ?

La résistance microbienne intrinsèque ou naturelle est prévisible. Elle est une caractéristique innée et stable des espèces ou groupe microbien vis-à-vis d’un agent inhibiteur précis. Elle permet de définir le spectre d’activité des antimicrobiens. Celui des antiseptiques et des désinfectants est généralement large (tableau A).  La résistance naturelle est différente de la résistance acquise qui est due à une modification génétique brutale et imprévisible survenant sur une souche ou quelques souches d’une population microbienne

Chez les bactéries, le site d’action majeur des antiseptiques et des désinfectants est la membrane cytoplasmique sur laquelle ils agissent de la même façon quel que soit le type de bactérie (fig 1). A leur contact, elles sont altérées ou détruites, ce qui a pour conséquence la perte par la cellule de ses composants vitaux. Par ailleurs les nombreuses enzymes membranaires sont inactivées et les métabolismes qui leur sont liés sont inhibés, en particulier leur métabolisme respiratoire. Ces effets sont le plus souvent létaux mais leur intensité dépend de la concentration du produit


Tableau A

Antiseptiques/ désinfectants

Gram +

Gram -

Mycobactéries

Spores

Bactériennes

Levures ou

Champignons

virus

Alcool à 70 °

++ *

++

++

+

+

+

Aldéhydes

+++

+++

++

+

+++

++

Ammonium quartenaires

+++

+

0

0

+

+

Carbanilides

+

0

 

 

0

 

Chlorexidine

+++

++

0

0

+

+

Chlore

+++

+++

++

++

++

++

Hexachlorophène

+++

+

0

0

+

0

Iode

+++

 

++

++

++

++

Dérivés mercuriels

++

++

0

0

+

+

Phénoliques                         Activité variable selon les composés

* activité létale      +++ forte        ++ moyenne             + faible           0 nulle



Fig. 1

A
Structure de la paroi des bactéries à Gram +

peptidoglycane                                                               

membrane cytoplasmique                                            

et des bactéries à Gram –

membrane externe

peptidoglycane                                                                 

membrane  cytoplasmique                                              

 


LES FAMILLES DE DESINFECTANTS.
d'après les informations en notre possession
en 2001. Il faut noter que les fabricants ont beaucoup ammélioré les formules en 10 ans.

Les dérivés de la guanidine  (biguanine : chlorexidine)

Bonne compatibilité avec les matériaux. Absence de toxicité et d’odeur.
Efficacité bactéricide, fongicide et virucide partielle. Désinfectant de choix pour utilisation en synergie avec d’autres familles chimiques.

Les alcools
Activité bactéricide, fongique et virucide partielle. Les solutions alcooliques peuvent être contaminées par des germes sporulés.

Les minéraux
La soude : faiblement virucide, elle est par ailleurs très corrosive et dangereuse lors de son emploi et présente un détitrage rapide et une diminution de sa causticité du fait de sa décomposition au contact de l’air avec formation de carbonates. Son activité est liée à ses propriétés de solubilisation, hydrolyse et saponification. Elle ne possède pas d’activité détergente ou séquestrantes. La soude doit plus être utilisée comme agent nettoyant que comme désinfectant.

La chaux vive : ou oxyde de calcium souvent utilisée en épandage aux abords des bâtiments ou en désinfection des cadavres après abattage sanitaire  pour en retarder la putréfaction, son efficacité est très contestée. Mélangée à l’eau, elle devient le lait de chaux qui présente des propriétés biocides sur certains virus et bactéries, peu actif sur le virus de la fièvre aphteuse.

Le chlorure de chaux : poudre comportant certains composés de calcium et de chlore. Il possède une activité très générale avec un spectre restreint et peu spécifique.

Les dérivés halogénés       dérivés chlorés et iodés.
L’hypochlorite de sodium : eau de javel, soluté de Dakin. Bactéricide, fongicide, virucide, compatible avec la plupart des détergents. Sa décomposition rapide, sa photosensibilité, sa sensibilité aux matières organiques et au pH et sa forte action corrosive sur de nombreux métaux en limitent l’usage. 
Les dérivés iodés : efficacité réduite en milieu alcalin, en présence de fortes concentrations de matières organiques et d’eau dure. L’iode et ses dérivés (iodosphores) ont un spectre très large, très actif sur les bactéries et virus (même sporulés).

Dérivés phénoliques
Bactéricides, fongicides, pouvoir virucide faible, spécialement sur les virus nus (Gumboro). Actifs uniquement dans une gamme étroite de pH (5 <pH<7). La solubilité dans l’eau est très faible en milieu alcalin.
Toxiques par leur volatilité : inhalation et passage transcutané avec accumulation tissulaire (tissus adipeux). La toxicité des phénols s’explique par la formation d’intermédiaires radicalaires (dérivés phénoxy, semiquinone) toxiques notamment au niveau médullaire (aplasie), cutanée et nerveuse. Possibilité également de pouvoir génotoxique sur les bactéries et virus (pouvoir mutagène), pouvant être à l’origine de résistances.

Dérivés aldéhydiques

Le formol : spectre large, peu coûteux, peu agressif pour les tissus, virucide, il est en revanche peu pénétrant et son action est lente. La fumigation est active contre la plupart des virus et bactéries dont les mycobactéries, lorsque la température est supérieure à 13 °C et en présence d’humidité relative de plus de 70 %. Une pulvérisation à l’eau chaude est nécessaire pour réunir ces conditions.

Le glutaraldéhyde :    spectre large (sporicide), mais non bactéricide en pH acide, agressif pour les tissus vivants et ses solutions s’inactivent rapidement. Activité lente (4 à 8 heures en solution à 3 % 8 à 10 heures en fumigation). Corrosifs, irritants et dangereux. Il faut une humidité de 80 % et une température d’au moins 20 °C dans les locaux traités. Inactivés par la présence de matières organiques.

Les ammoniums quaternaires et tensioactifs
Tensio actifs cationiques : ammoniums quaternaires : charge globale +
Tensio actifs anioniques : dodécylbenzène : charge globale –

Tensio actifs amphotères : glycol, PEG, SPANS, TWEENS : charge globale neutre

 

Cibles

Gram + / Gram -

Spores

Myco bactéries

Virus

Fongi

TA +

++ / +

+

0

0

+

TA -

++ / 0

0

0

0

+

TA + -

++ / --

0

+ / -

+ / -

+


 

 


 

 

 


Activité générale :
Ce sont des agents mouillants ou tensioactifs ou encore surfactifs. Ces molécules sont hydrophiles et hydrophobes (bipolaires). Elles diminuent la tension d’interface entre une molécule de soluté et un solvant en formant des micelles entourant complètement les particules non polaires et permettant ainsi leur solubilisation. D’où leurs propriétés mouillantes, émulsifiantes et dispersantes et leur utilisation comme détergents et agents mouillants.
L’activité bactéricide ne se révèle qu’au long terme, et surtout en milieu alcalin. Diminuée en présence de matières organiques. Les A4 sont surtout bactériostatiques.
Ils sont peu irritants pour la peau et les muqueuses. Peu toxiques.


Comparaison tirée d’une étude allemande (DVGH) publiée en juin 1987 sur les temps de contacts de différentes marques de désinfectants.

GLUTATALDEHYDES

ACTIVITE

BACTERICIDE

 

ACTIVITE

FONGIQUE

ACTIVITE

VIRUCIDE

 

 

Bactéries

résistantes

Bactéries

Normales

 

Virus résistants

Virus normaux

ORBIVET

Aldéhyde + alcool

2 % en 2 h

1 % en 4 h

1 % en 1 h

2 % en 2 h

1 % en 3 h

2 % en 2 h

1 % en 1 h

LYSOVET

Glutaraldéhyde

1 % en 2 h

1 % en 1 h

1 % en 4 h

1 % en 2 h

1 % en 1 h

LYSOVET  PA

Glutaraldéhyde

Phénol + alcool

2 % en 3 h

1 % en 4 h

2 % en 3 h

2 % en 4 h

1 % en 1 h

VIRKON ( PEROX )

Peroxyde

Acide peroxyacétique

1 % en 15 minutes

0,75 % en 30 minutes



SYSTEMATIQUE DE DESINFECTION


 

PROTOCOLE

INTERÊT

MODE D’EMPLOI

APPLICATION

DESINFECTION DES SALLES, MATERIEL, VENTILATIONS.

Quadruple action :

Virucide. Bactéricide.

Fongicide. Sporicide.

 

PROPHYL® 75

En solution à 0.5 %

( 0,5 litre /  100 litres d’eau )

Inutile de rincer.

 

Basse pression.

300 ml de solution/ M2.

Sur toutes les surfaces.

Sans oublier le dessous des auges, les bouches de ventilations, le petit matériel devant rester dans la salle.

 

MISE EN PLACE DE PEDILUVE ET VÊTEMENTS PROPRES

 



VIDE SANITAIRE



Les opérations de lavage, suivit de la désinfection n’ont pas été correctement et consciencieusement effectuées?.

L’oubli le plus fréquent, c’est les ventilations, les dessous de caillebotis, d’auges, et les couloirs d’accès. Les entrées de bâtiments, les quais de chargements en font aussi partie.

La propreté et l’hygiène en élevage sont devenus des facteurs de performance à part entière, les machines à soupe peuvent rapidement disséminer des contaminants. Elles offrent toutes les conditions au développement des micro-organismes.

Personne ne devrait pénétrer dans les locaux désinfectés sans passer par le pédiluve et avec des vêtements propres, internes à l’exploitation.

 



L’ENTRETIENT DES CONDUITES D’ALIMENTATIONS;  ALIMENTS ET EAU.

Dans les conduites d’alimentation en eau, aliment sec, soupe, les bacs réservoirs, il se forme aussi un biofilm. Ce biofilm est composé de bactéries et de tartre qu’il convient aussi d’éliminer.

Concernant les conduites d’affouragement soupe et aliment sec, démontez ce qui peut l’être, trempez les éléments dans un bac contenant une solution de INO CLEAN à 3 %. Laissez agir 20 minutes, passez-les au karcher et rincez.


PROTOCOLE

INTERÊT

MODE D’EMPLOI

APPLICATION

NETTOYAGE DES CONDUITES

D’EAU

Evite le dépôt et le relargage bactérien.

NOBACTEL

En solution à 2 %

2 litres d’eau.

laisser agir 4 heures et rincer.

NETTOYAGE DES CONDUITES

D’AFFOURAGEMENT

Réduire les risques d’entérotoxémies et d’avortement.

MERIMOUSS 14

3 à 4 fois / année

1 lt / 100 litres de tuyauterie.




Désinfection de la machine à soupe    


On sait désormais qu’un biofilm se développe tant dans la soupière que dans les canalisations au même titre que sur toutes les autres surfaces d’un bâtiment. Ce biofilm et les conditions de milieu (humidité, chaleur, éléments nutritifs) sont favorables au développement d’un nombre important de micro-organismes de toute nature. Certains, pathogènes, sont responsables de troubles digestifs et justifient la mise en place d’un protocole nettoyage-désinfection.

 

PROTOCOLE A EFFECTUER UNE FOIS PAR SEMAINE

PROTOCOLE

INTERÊT

MODE D’EMPLOI

APPLICATION

Rinçage de la cuve

Eliminer le plus gros des souillures

Au karcher

 

Lavage de la cuve

Eliminer le biofilm

Utiliser un détergent MERIMOUSS 14

De 1 à 5 %

Laissez agir 20 min.

Au canon à mousse ou par aspiration du karcher

Rinçage de la cuve

 

 

 

Désinfection

Elimination des bactéries, levures

Utiliser un désinfectant acide

PROPHYL® 75

De 0,5 à 1 %

Ne pas rincer

Au canon à mousse ou par aspiration du karcher

 

 

PROTOCOLE A EFFECTUER UNE FOIS PAR MOIS

Canalisations : vidanger

Préparer dans la soupière une solution de MERIMOUSS 14  à 1 %

Faire circuler la solution durant 20 min. puis vidanger et rincer avec 2 fois le volume du circuit

Même protocole mais avec UNIPRED à 3 % pour détartrer


Prévoir aussi de passer le furet dans les descentes d’affouragement  ou de les démonter pour les nettoyer et désinfecter correctement.


Un des principal pathogène dans le système soupe est le développement des levures qui entraînent  des gonflements (fermentations intestinales) provocants la mort des animaux.  Et, c’est souvent  à 80 ou 100 kg que cela arrive.

 A suivre.

 Vous êtes intéressés à d'autres informations ? vous avez des questions ? Alors faites moi connaître votre position.

 



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